Les joies de Glasgow !
Oye !
Enfin un peu de temps pour écrire un petit article en paix... avec ce boulot de tare je n’avais pas eu le temps !
En parlant de temps... le climat s'aggrave dramatiquement par ici...
Depuis un mois on est plongés dans un cauchemar total... faut pas se demander longtemps pourquoi le taux de suicide le plus élevé du royaume uni se trouve... a Glasgow…
D'après les statistiques locales, il s'avère que nous sommes en train de vivre l'hiver le plus pourri et pluvieux de ces 50 dernières années... on avait déjà battu le record de température cette été (un beau 38 degré !), ou les gens mourrait par centaines, victime de coups de soleil et de déshydratation… mais dans ce sens, c’était mieux…
En gros, on a des vents de force 5 qui détruisent tout sur leurs passages et qui se battent en duel avec les sauts d’eau qui nous tombent sur la gueule au même moment. Il ne pleut pas tout le temps non plus. Quand je suis au chaud dans ma chambre, il ne pleut pas. Des que je suis oblige de foutre un pied dehors, c’est le déluge…
Ici, y’a une légende qui dit que « a Glasgow, tout le monde a un nuage au dessus de la tête ». C’est pas une légende.
Un parapluie ? Aucune chance… Et ouais c'est Glasgow ici... la ville qui a inventee la pluie a l'horizontale... Un parapluie a une durée de vie que j’estimerais à 4 minutes un jour de tempête calme. C’est simple, Glasgow c’est un cimetière de parapluies… y’en a partout dans toutes les rues, démembrés, arrachés, torturés. J’ai arrêté de croire à cette option le jour ou j’ai failli me faire crever un œil par celui que je venais fièrement d’acheter. Celui qui arrive à concevoir un parapluie qui peut survivre plus d’une journée à Glasgow, fera fortune. Il sera probablement anobli par la reine en plus.
Une option rentable serait d’avoir une voiture. La encore, il faut faire face a un problème : les torrents. Apres quelques heures de pluie, le centre ville de Glasgow se transforme en lac, et y’a des torrents qui dévalent les collines… les ingénieurs qui ont crée le système d’évacuation des eaux, étaient soit complètement cons, soit ils ont du se croire en Namibie.
Ah ouais un autre truc aussi… il fait froid. On m’avait dit que il ne faisait pas aussi froid qu’en France, j’ai vite fait une incroyable découverte : c’était un mensonge.
Un gros mensonge même. On se les gèlent grave.
On m’avait dit que c’était juste humide et pluvieux… une histoire sombre avec le ‘Gulf Stream’ impliqué… une sorte de micro climat m’avait-on dit…
La moitie d’un mensonge en fait… parce que pour être humide, effectivement, c’est humide…
Hier avec les colocs, on a fêté la fin du séchage de mes vêtements que j’avais étendu dans ma chambre le 17 octobre. D’ici début 2007, on devrait fêter la lessive que Ross a faite début novembre…
Bref, le jour ou on aura plus de flotte a se mettre dans le gosier a cause des américains et du réchauffement de la planète, vous aurez compris ou venir… si vous avez soif, Glasgow, c’est LA destination…
On pensait même acheter un bout de terrain dans les Highlands avec Ross, histoire de voir venir, genre un investissement sur l’avenir (de l’humanité), le coup du siècle quoi ! Et puis en fait non… le jour ou le monde entier dépendra de l’écosse pour s’hydrater, ça fera longtemps qu’on se sera fait virer les ricains ou les chinois, alors a quoi bon finalement ?
Sinon dans les autres curiosités locales, il y a les renards. Au début, je croyais que c’était des gros chats, mais après mûre réflexion, j’me suis dit que c’était pas possible. Les gens arrivent déjà difficilement à bouffer ici, alors nourrir des chats tu parles… Les renards locaux, font les poubelles, et notamment NOS poubelles. Quand junior sort les poubelles, c’est la fête dans notre quartier.
Parce que quand junior sort les poubelles, il ouvre la porte de la cuisine, et il les jettent dans le jardin de derrière… si nos voisins ne font pas ça, c’est qu’il y a une bonne raison… et là forcement, c’est la guerre civile dans notre jardin.
Tous les chats, les renards, les mouettes, les corbeaux du quartier se mettent sur la gueule pour essayer de gratter les miettes qui traînent.
L’apocalypse totale.
On a longtemps hésites a y mettre les pieds de peur de se faire agresser par des animaux sauvages. Faut dire qu’il fait tellement froid ici, qu’avec Ross on se dit que c’est une question d’heures avant que des ours polaires et des pingouins débarquent dans notre jardin pour festoyer avec les autres…
En même temps, il y a tellement de vent que quand nos poubelles ne servent pas à la faune locale, elles se transforment en armes de destruction massive. J’m’explique. Quand elles ne se font pas éventrées par des animaux sauvages, elles volent… et la, y’a 2 options :
Soit c’est le contenu qui vole et donc, il est assez courant que, en route pour le boulot, vous soyez heurté violemment par un gobelet volant non identifié (si vous êtes chanceux), ou par une boite de conserve si vous avez la poisse. La pire des option étant, de se prendre une carcasse de poisson, et la ce sont les mouettes qui se chargent de votre cas… Ou alors, vous êtes heurtes par une poubelle intacte, et dans ce cas, je ne donne pas chère de votre peau. Enfin, c’est toujours mieux de se prendre une poubelle qu’un panneau de signalisation volant (y’en a aussi)…
Et sinon, il ne fait pas nuit avant 16h ici…
Enfin, moi Glasgow j’aime bien quand même… un hiver ici, ça fait de vous un homme, y’a aucun doute la dessus…
D’autres news bientôt !